Le cinéma musical des Freaks on Sunday et Erik Truffaz

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Les Freaks on sunday que vous connaissez déjà ont récemment collaborés avec le trompettiste Erik Truffaz , cela sous la forme d’un duel qui prend la forme d’un cinéma musical. En effet, sous toile de fond d’un film de Spielberg, ces Freaks du dimanche revisitent le cinéma à leur manière pour en sortir quelque chose d’autre, de bien à eux. J’imagine que l’exercice ne doit pas être si simple qu’il n’en parait (surtout devant un public..) et j’en ai profité pour poser quelques questions à l’intéressé – Thibaut Chevaillier membre guitariste du groupe.

L’interview des Freaks on sunday

Qui sont les freaks on Sunday ?

Freaks on Sunday est un collectif, plutôt qu’un groupe. Nous l’avons crée à deux mais l’idée était dès le départ d’en faire un rassemblement de personnalités, musicien, vidéaste… Un groupe non figé, qui change en fonction des projets, des envies.

Quel est selon toi la place de l’arrangement sonore dans une production cinématographique ? Quelles sont ses  limites ?

Étonnamment, ce sont les films avec très peu – voire pas du tout – de musique que je trouve les plus forts. Tu auras toujours plus de tension dans un silence que lorsqu’il y a une musique « qui fait peur ».

Comment abordes-tu la composition d’un morceau ? (abordez vous ?)

On s’imprègne du film. On le regarde une seule fois avec le son, puis on se passe des séquences muettes, pour se concentrer sur les ambiances, les gestes des acteurs, les mouvements de caméra.

Ensuite, chacun amène des idées, des mélodies, une suite d’accords et on met tout ça en place ensemble, devant le film.

Pourquoi Spielberg ?

Ce n’est pas forcément Spielberg pour Spielberg. Duel est un film avec peu de musique et peu de dialogue, le son principal du film est le bruit des moteurs, pour nous c’est parfait ! Et c’est un film construit de bout en bout sur un crescendo, une tension.

 

 

Comment as-tu monté ce projet de « cinéma musical » ?

Avec Romain, on joue ensemble depuis bientôt 10 ans maintenant, on se connaît bien musicalement. Un jour, on s’est dit « et si on jouait sur des images ? » Le projet Freaks était né. Dans la foulée, on a joué et composé pour le projet de cinéma Nosferatu une semaine sur deux pendant 6 mois au Théâtre.

Une actualité particulière à nous transmettre ?

Le nouveau projet PATCHWORK CINEMA CLUB, avec le vidéaste Nils Paubel. Une sorte de cadavre exquis du cinéma qui nous a marqué tous les trois. Nous allons le jouer pour la première fois au Festival Mauvais Genre à Tours le 1er Avril, j’espère qu’il y en aura d’autres !

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