INTERVIEW NOE : un jeune réalisateur qui n’a pas froid aux yeux

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Noé est un jeune réalisateur de 29 ans qui vit entre la France et le Brésil. Son cinéma explore la violence dans la société et  se veut percutant et engagé. Auteur de documentaires et de fictions,  sa collaboration avec la tribu indienne des Waris  lui aura permis de réaliser l’Homme Qui A tué Dieu, une fiction récompensée par  plusieurs jurys internationaux.

Sa dernière production en date est un court-métrage intitulé BlacBloc qui s’intéresse aux mouvements de la gauche radicale au Brésil. Ces mouvements prône l’action (violente) comme sortie de crise face au despotisme des grandes institutions que vous pouvez voir ci-dessous

INTERVIEW NOE

Sa citation : Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.  – Albert Einstein

MCAB : Pourquoi tant de violence dans tes productions ciné ?

Je sais pas, il y a deux choses qui reviennent dans tous mes films, l’adolescence et la violence. Pour ce qui est de la violence j’imagine que j’ai une forme de rage intérieur que j’ai besoin d’exprimer.

MCAB : T’as 3 films à recommander ?

Mes références : Gattaca, La Cité des enfants perdu, La Cité de Dieu, Fight Club, la liste est longue…

3 films à recommander : Je vais essayer de cité des truc récent que tout le monde n’as pas vu :

– « Diaz » film sur les violence policière du G8 de Gênes

et les deux chefs d’œuvres :

– « The Act of Killing » (documentaire) trop long a décrire mais génial
– « If a tree fall »(documentaire) sur ELF (earth Liberation Front) un groupe d’activistes en jugement pour (éco)térrorisme.


3/ D’autres nouveaux projets ?

Oui je bosse sur deux court-métrage que je tourne en ce moment a Rio de Janeiro, l’un notamment sur un super-héros qui vient des favelas, un super-héro des pauvres à la Robin Hood qui s’attaque aux riches et aux politicos-corrompus.

Et je termine le scénario d’un long-métrage Anglais, un teen-movie/thriller qui s’appel FUCK sur le sujet des school-shootings et que j’espère tourner en Europe.

Raconte nous comment se sont passé tes ateliers ciné ? En organises tu d’autres ?

Au début c’était une vrai galère car personne ne venais, sauf 3, 4, jeunes Indiens après il en est venu de plus en plus jusqu’à une vingtaine mais comme il y a des gros problèmes d’alcool certains arrivé bourrés. Mais au bout d’un mois et demis on avait un groupe de théâtre qui fonctionnait et qui m’a permis d’avoir les acteurs pour le film ensuite le groupe a existé un moment et est allé faire plusieurs représentation en ville notamment dans un festival de théâtre international. J’ai voulu créer un atelier de ce genre en favélas pour mon prochain projet, mais les mentalités sont différentes, le capitalisme y a déjà fait des ravages dans les cerveaux et peu de gens paraisse intéressé pour participer a un projet s’il n’est pas rémunéré. Donc je ne sais pas encore si le projet arrivera a son terme.

Comment prépares-tu un film ? Quel conseille donnerais-tu à celui ou celle qui souhaite devenir réalisateur sans trop d’argent  ?

C’est un peu long a expliqué comment je prépare un film. En revanche comme conseil a un jeune qui débute je dirais « fais court » des films de 30 secondes, 3 minutes, plus tu feras court plus tu as de chance d’arrivé a le diffuser vers un public large, surtout grâce a internet. (C’est un conseil que je regrette de ne pas avoir suivis plus tôt). De plus tu pourras passer plus rapidement à un autre projet et tu ne répéteras pas les mêmes erreurs. Souviens toi que ceux qui font « carrière » dans la réalisation, ce ne sont pas ceux qui on le plus de talents, c’est ceux qui ne lâche rien, ceux qui après des années d’échecs et de refus sont toujours debout. En un mot la ténacité paie.

Tu vis de ton cinéma ou tu taf à côté ?

Ni l’un ni l’autre, mon but est de développer mes projets de films, pour le moment je n’en vis pas. On verra pour la suite.

Quelle est ta relation depuis avec le Brésil ?

J’y fais des allers retours réguliers (j’y suis en ce moment même). C’est une culture que j’aime mais je ne ferais pas ma vie la-bas.

Merci !

N’hésitez pas à découvrir les projets de Noé sur http://www.noefilm.com

et sur l’article qui lui est dédié : Noé et la tribu indienne des Waris


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