La tribu indienne des Waris et le cinéma d’exécution de Noé.

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Noé est un jeune réalisateur de 29 ans qui n’a pas froid aux yeux et à qui déjà laissé quelques belles productions cinématographiques derrière lui. Ses productions traitent souvent de violence, sans forcément la montrer mais, la suggérant plutôt. Je ne vous ment pas. Il suffit de jeter un œil à sa liste des projets pour comprendre ce que je vous raconte.

On me dit à l’oreillette qu’il s’inspire du monde qui l’entoure. Un monde furieux qui craque, un bazar rempli de meurtres, de coupables, d’avocats pourris et même de chasseurs de têtes qui veulent s’en prendre à Dieu. Chez Noé, la violence est un plat quotidien.

Noé et la tribu indienne des Waris

A 11 ans, le zouave part pour rejoindre son parrain alors médecin dans un village d’Amazonie. Il gardera un souvenir marquant de ce voyage et en reviendra changé. La bas, il sympathise avec un des jeunes du village de la tribu Wari. Il se lie rapidement d’amitié avec le bonhomme qu’il rejoindra des années plus tard pour développer le projet que je souhaite vous présenter en fin d’article (L’homme qui a tué Dieu). Son périple l’amène à se poser des question sur le fonctionnement et l’avenir de cette tribu indienne qui continue de vivre en plein cœur de l’Amazonie.

Quel avenir pour les tribus d’indiens en Amazonie ?

C’est la question qu’il se posera une fois de retour en Europe. Il médite ce sujet difficile et quitte sa province à 18 ans (comme dans une chanson d’Aznavour). Il franchit le pas et à retourne au Brésil pour monter ce premier documentaire.

SAGARANA :

Ce projet s’appellera Sagarana. A travers celui-ci, Noé s’interroge sur l’avenir des tribus indiennes qu’il a côtoyé plus jeune. L’avenir pour cette tribu est-ce de rester au village ou d’aller s’acheter une paire de Nike et de faire comme les blancs ?

La traversée du désert

En 2008, il y retourne à nouveau, cette fois pour réaliser un autre film. C’est le début d’une longue et difficile traversée du désert et le film ne verra pas le jour de sitôt. Plusieurs mois de tournage qui n’aboutiront pas malgré beaucoup d’efforts déployés

Mais, Noé garde la tête froide et a de la suite dans les idées. Il recommence deux ans plus tard, cette fois mieux préparé. Bim – c’est la rechute.  En effet, toutes sortes d’embuches l’empêcheront d’arriver au bout de son aventure.

Après deux échecs successifs, la tribu indienne des Wari se démotive un peu mais, sont heureux de voir Noé revenir pour finaliser ce projet. Pour mieux avancer, il organise des ateliers pour former les figurants sur place. BINGO – cette fois sera la bonne.

L’Homme Qui A Tué Dieu

Ce film de 18 minutes nous narre, en noir et blanc, le quotidien d’un indien Wari. Ce jeune chef de clan est affamé et pour subvenir à ses besoins, il doit chasser. Comme le gibier manque à l’appel, il chasse l’homme blanc comme le soulard du dimanche chasserait le sanglier des bois.

En effet, depuis que l’homme blanc squatte les ex-territoires de chasses Wari, le gibier manque à l’appel C’est ainsi que débute ce court métrage, une caméra à la main et un maigre budget de 500 euros(+billet d’avion). Le film aura reçu pas moins de sept récompenses depuis venant des quatre coins du globe.

Noé accepté de répondre à quelques une de mes questions afin d’expliquer sa démarche : , vous pouvez découvrir l’interview de Noé ici

Source : http://noefilm.com/

 

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