Le cyberpunk vit une seconde jeunesse en Afrique

C’est lorsque j’ai découvert cet article d’Usbek & Rica sur le cyberpunk en Afrique que j’ai décidé d’en faire moi aussi un billet pour vous. En effet, le continent africain  abrite de nombreux artistes qui sont en train de redonner un nouveau souffle au cyberpunk. C’est frais et ça mérite largement qu’on en papote un peu.  Séquence Mutation !

Le cyberpunk, l’Afrique et la science-fiction…

Le cyberpunk, c’est quoi ?

Le cyberpunk est un genre de science-fiction qui provient des deux mots suivants : « cybernétique » et « punk ». Le monde du cyberpunk évolue dans une dystopie nourrie de technologie et dopée à l’idéologie punk.

Neuromancien-gibsonUn roman cyberpunk présentera des personnages désabusés, cupides et cyniques qui évoluent dans un univers sombre et violent. Dans ce genre d’imaginaire post apocalyptique, les machines ne fonctionnent pas toujours bien malgré la très (trop) grande modernité voulue par l’époque.

Les histoires cyberpunks  traitent souvent d’hackers anarchistes qui utilisent des réseaux informatiques pour cybercriminaliser des multinationales sans foi ni loi… (A bien y regarder, c’est plutôt d’actualité).

Si vous souhaitez découvrir l’œuvre cyberpunk par excellence, je vous recommande vivement de lire le neuromancien de Wiliam Gibson ou encore Blade Runner.  Les BD et les expos d’Enki Bilal proposent de superbes univers très semblable ou la nature, l’homme, la machine et cohabitent sans trop savoir pourquoi.

Historiquement (et selon Wikipédia…), ce genre a été annoncé comme étant en phase de déclin vers les années 80 par son propre créateur (W.Gibson) suite à la reprise de l’idéologie punk par Hollywood.

PUNK IS DEAD, PUNK IS DEAD
CBS promote the Clash,
But it ain’t for revolution, it’s just for cash.
– Jeffrey lewis dans sa chanson Punk is dead –

L’avenir  du cyberpunk serait-il en Afrique du sud ?

Il est donc très probable que le meilleur de la hard science-fiction pour les prochaines années à venir se trouve sur la terre de l’afrofuturisme. En effet, le continent africain recèle d’auteurs et d’artistes prolifiques sur le sujet.

miles davis album

Une vielle pochette Afrofuturiste d’Abdul Mati Klarwein pour Miles Davis

Ressources sur le cyberpunk africain.

Etape 1 : l’afrique du sud : Ce pays, divisé autrefois par l’apartheid se révèle incroyablement productif en matière de nouvelle science fiction.

zoo city

– Zoocity de Laurent Beukes montre par exemple un visage inédit et ravagé de la ville la plus riche d’Afrique du sud (Johanesburg). L’ouvrage a décroché le prix Arthur C.Clarke 2011 (une première pour un auteur africain). Laurent Beues a aussi publié un ouvrage répondant au doux nom de Moxyland.

District 9 est un très bon film à découvrir qui traite de la xénophobie en Afrique du sud. Neill Blomkamp, le réalisateur, choisira les extraterrestres comme principales victimes du racisme latent présent dans cette région du monde.

Afro SF est un recueil de nouvelles éditées par Ivor W.Hartmann, un zimbabwéen installé en Afrique du sud. Un bon moyen pour découvrir le genre.

Amos Tutuola, un des père fondateur de la science-fiction africaine (ma vie dans la brousse des fantômes publié en 1954)

« One nation under a groove » sorti en 1978, le dixième album de Funkadelic pour te chauffer les oreilles.

Pumzi, un court-métrage kényan très bien foutu et prisé à Cannes. (ci dessous)

Avez-vous d’autres sources ?

Leave a comment

Your email address will not be published.


*